🌊 Theo Et Hugo Dans Le Meme Bateau

Trailerde ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau, por Olivier Ducastel y Jacques Martineau.MĂĄs informaciĂłn en http://www.cinemaldito.com
Accueil / DVD / ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau 19,90 € Un film de Olivier Ducastel et Jacques Martineau 2016 - France - 97 min - NumĂ©rique - Couleur - - Son - Visa n° 143 273 Avec Geoffrey CouĂ«t, François Nambot Édition sortie le 22 novembre 2016 Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. SupplĂ©ments Entretiens et avant-premiĂšreExtraits du castingbio-filmographiesGalerie photosBande-annonce DĂ©tails techniques DurĂ©e 97’DurĂ©e totale 130’Langue françaisSous-titres anglais / français pour sourds et malentendantsSon Dolby digital / StĂ©rĂ©o 16/9 Plus d'infos Bande-annonce Your browser does not support the video tag. Équipe technique RĂ©alisation Olivier Ducastel & Jacques Martineau ScĂ©nario Olivier Ducastel & Jacques Martineau Image Manuel Marmier Son Tristan PontĂ©caille Montage Pierre Deschamps Mixage Victor Praud DĂ©cor BarnabĂ© d’Hauteville Producteur Emmanuel Chaumet Production Ecce Films Distribution Epicentre Films Équipe artistique Geoffrey Couet ThĂ©o François Nambot Hugo Georges Daaboul Vendeur Syrien Elodie Adler InfirmiĂšre Claire Deschamps Interne Jeffry Kaplow Voisin rĂąleur Marieff Ditier Femme du mĂ©tro À propos Olivier Ducastel PassionnĂ© par le 7e art, Olivier Ducastel passe son adolescence Ă  Rouen et, aprĂšs des Ă©tudes de cinĂ©ma et de théùtre Ă  l’universitĂ©, intĂšgre l’IDHEC. En 1987, il tourne Le GoĂ»t de plaire, court mĂ©trage qui rĂ©vĂšle dĂ©jĂ  son amour pour la comĂ©die musicale. Assistant sur le dernier film de son maĂźtre Demy Trois places pour le 26 en 1988, Ducastel travaille comme monteur ou mixeur sur des films de Kanevski, Chahine ou encore Christine Pascal. En 1995, Olivier Ducastel fait la connaissance de Jacques Martineau. Tous deux se lancent dans l’écriture et la rĂ©alisation d’un premier film trĂšs audacieux, Jeanne et le garçon formidable, prĂ©sentĂ© Ă  Berlin en 1998. Jacques Martineau AprĂšs avoir passĂ© son adolescence Ă  Nice, Jacques Martineau entame des Ă©tudes de lettres. DiplĂŽmĂ© de l’ENS et agrĂ©gĂ©, il rĂ©dige une thĂšse sur l’OpĂ©ra et l’amour dans La ComĂ©die humaine de Balzac. Ce passionnĂ© de musique, qui a pris des cours de chant lyrique au Conservatoire de Boulogne- Billancourt, enseigne la littĂ©rature Ă  l’UniversitĂ© de Nanterre, activitĂ© qu’il poursuivra parallĂšlement Ă  sa carriĂšre de rĂ©alisateur. En 1995, Jacques Martineau fait la connaissance d’Olivier Ducastel, monteur qui a notamment travaillĂ© sur 3 places pour le 26. Tous deux se lancent dans l’écriture et la rĂ©alisation d’un premier film, Jeanne et le garçon formidable comĂ©die musicale inspirĂ©e des films enchantĂ©s de Demy, cette oeuvre lĂ©gĂšre, Ă©mouvante et discrĂštement militante, conte l’histoire d’amour entre une jeune fille Virginie Ledoyen, et un garçon atteint du Sida Mathieu Demy. Revue de presse Ouvert par une magnifique sĂ©quence Ă©rotique, un film Ă  la puissance empreinte de grĂące. » LE MONDE Un pari rĂ©ussi, entre images Ă©lectrisantes et dĂ©ambulation nocturnes. » L’HUMANITÉ Le film le plus osĂ© formellement des rĂ©alisateurs, offrant de subtils et dĂ©licats moments. » LIBÉRATION Une Ɠuvre Ă©mouvante et enjouĂ©e. » SUD-OUEST Un superbe exercice de mise en scĂšne, un regard franc et gĂ©nĂ©reux sur l’amour gay, un hymne Ă  la jeunesse de deux garçons d’aujourd’hui et Ă  celle, Ă©ternelle, du cinĂ©ma. » TÉLÉRAMA L’espoir existe. ThĂ©o et Hugo raconte la naissance de l’amour au beau moment oĂč le jour se lĂšve. » LES INROCKUPTIBLES Les deux comĂ©diens, Ă©patants, n’hĂ©sitent pas Ă  se dĂ©voiler physiquement avant de laisser parler leurs sentiments. » 20 MINUTES Un petit miracle de cinĂ©ma qui deviendra un classique. » CLAP MAG Un rĂ©cit poignant au romantisme naĂŻf auquel il est rĂ©confortant de croire. » STUDIO CINÉ LIVE ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau a la trempe des films qui laissent des traces dans l’histoire du cinĂ©ma gay. On ne sort pas indemne de cette Ɠuvre radicale. » TÊTU Un film suscitant l’émerveillement devant la pure sexualitĂ©. » TRANSFUGE Entre Nouvelle Vague et Red Room, le film joue la carte du temps quasi rĂ©el » et de la fausse lĂ©gĂšretĂ©. Une franche rĂ©ussite tous Ă  bord ! » BANDE À PART Le film gay le plus important depuis L’inconnu du Lac, une formidable proposition de cinĂ©ma alternatif. » Un film aussi poĂ©tique que charnel dans un Paris nocturne oĂč planent le souvenir d’AgnĂšs Varda et l’ombre d’OrphĂ©e. » Tendre sans ĂȘtre naĂŻf, cru sans provoquer gratuitement, ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau est une drĂŽle de partie de cache-cache qui mine de rien rĂ©vĂšle beaucoup de choses. » La scĂšne initiale, magnifiquement Ă©clairĂ©e, chorĂ©graphiĂ©e et suffocante, installe le spectateur au cƓur d’une tension qui ne va pas faiblir. Un pari de l’amour fou rĂ©ussi. » Prodigieux. Ce film nous rend vivant. » FRANCE CULTURE/LA DISPUTE Festivals Berlinale 2016 – Panorama Mardi Gras Film Festival Sydney 2016 Festival Internacional de Cine Guadalajara 2016 Febiofest Prague 2016 BFI Flare Londres 2016 TLVFest Tel Aviv 2016 ThĂ©o& Hugo dans le mĂȘme bateau, le nouveau film de Jacques Martineau et Olivier Ducastel, sort ce mercredi en salles. Un film gay important. Attention, SPOILERS. ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau a la trempe des films qui laissent des traces dans l’histoire du cinĂ©ma gay. On ne sort pas indemne de cette Ɠuvre radicale, tant sur la forme Edit Jump to Release Dates 58 Also Known As AKA 25 Release Dates Germany 15 February 2016 Berlin International Film Festival France 2 March 2016 Lyon Écrans Mixtes Festival Mexico 4 March 2016 Guadalajara International Film Festival Czechia 21 March 2016 Prague International Film Festival UK 21 March 2016 London LGBT Film Festival USA 2 April 2016 Boston LGBT Film Festival Germany 27 April 2016 Freiburg Gay Film Festival France 27 April 2016 Croatia 11 May 2016 Subversive Film Festival Canada 27 May 2016 Inside Out Toronto LGBT Film Festival USA 4 June 2016 "release-date-item__country-name">Canada 12 August 2016 Vancouver Queer Film Festival USA 12 August 2016 North Carolina Gay & Lesbian Film Festival USA 26 August 2016 Honolulu Rainbow Film Festival UK 9 September 2016 USA 10 September 2016 Austin Gay and Lesbian International Film Festival Serbia 12 September 2016 Merlinka International Queer Film Festival Hong Kong 18 September 2016 Hong Kong Lesbian and Gay Film Festival Australia 22 September 2016 Queer Screen Film Fest USA 30 September 2016 Tampa International Gay and Lesbian Film Festival USA 3 October 2016 Out on Film - Atlanta USA 7 October 2016 Wicked Queer Boston LGBT Film Festival USA 8 October 2016 Out at the Movies LGBT Film Festival USA 8 October 2016 Reel Q Pittsburgh LGBT Film Festival Canada 14 October 2016 Reel Pride Film Festival USA 14 October 2016 Southwest Gay & Lesbian Film Festival USA 15 October 2016 Chicago International Film Festival USA 15 October 2016 Reel Affirmations International Gay and Lesbian Film Festival USA 15 October 2016 Sacramento International Gay and Lesbian Film Festival Germany 17 October 2016 Queer Film Festival MĂŒnchen USA 18 October 2016 Seattle Queer Film Festival Germany 20 October 2016 Poland 21 October 2016 USA 21 October 2016 Newfest New York LGBT Film Festival Canada 5 November 2016 Rainbow Visions Edmonton Sweden 9 November 2016 Stockholm International Film Festival Brazil 10 November 2016 Mix Brasil Festival of Sexual Diversity Canada 12 November 2016 Ottawa LGBT Film Festival Russia 20 November 2016 Side by Side LGBT International Film Festival Serbia 9 December 2016 Belgrade Queer Film Festival USA 27 January 2017 limited Canada 2 February 2017 Reelout Queer Film Festival Philippines 18 April 2017 Blu-ray release Hungary 15 September 2017 Humen Film Festival Also Known As AKA original title ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau Brazil ThĂ©o e Hugo Canada English title Paris 0559 Theo & Hugo Europe Berlin film festival title Paris 0559 France ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau Germany ThĂ©o & Hugo Hungary ThĂ©o Ă©s Hugo India English title ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau Indonesia English title Paris 0559 ThĂ©o & Hugo Japan Japanese title ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau Norway Theo & Hugo - Paris 0559 Philippines English title Paris 0559 ThĂ©o & Hugo Poland ParyĆŒ 559 Russia ĐąĐ”ĐŸ Đž ĐźĐłĐŸ ĐČ ĐŸĐŽĐœĐŸĐč Đ»ĐŸĐŽĐșĐ” Serbia ĐąĐ”ĐŸ Đž Đ˜ĐłĐŸ Singapore English title Paris 0559 ThĂ©o & Hugo South Korea 파멬 0559 Spain ThĂ©o & Hugo ParĂ­s 559 Sweden Paris 0559 Taiwan 5點59ćˆ†æ„›äžŠäœ  Turkey Turkish title Paris 559 United Arab Emirates Paris 0559 ThĂ©o & Hugo UK While Paris Was Sleeping USA Paris 0559 ThĂ©o & Hugo World-wide English title Paris 0559 Contribute to This Page
Retrouveztous les horaires et toutes les salles de cinĂ©ma programmant actuellement le film * ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau * Ă  Paris et en Île-de-France
ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau Drame 2015 1 h 37 min Tubi TV ThĂ©o et Hugo se rencontrent dans un sex-club. Leurs corps se mĂȘlent dans une Ă©treinte passionnĂ©e. AprĂšs l'ĂąpretĂ© du dĂ©sir et l'excitation du premier instant, les deux jeunes gens ont dĂ©grisĂ©. Ils errent ensuite ensemble dans les rues vides du Paris nocturne et sont confrontĂ©s Ă  leur amour naissant. Drame 2015 1 h 37 min Tubi TV 18A En vedette Geoffrey CouĂ«t, François Nambot, Mario Fanfani RĂ©alisateur Olivier Ducastel, Jacques Martineau Similaires Distribution et Ă©quipe technique ThĂ©oet Hugo dans le mĂȘme bateau. Un Long-mĂ©trage de Olivier Ducastel, Jacques Martineau. Produit par Ecce Films. Sortie en France : 27/04/2016. Synopsis. Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se ï»żCinĂ©ma La sensuelle sĂ©quence d’ouverture du film de Ducastel et Martineau ne tient pas toutes ses promesses. Reste une promenade entre Strasbourg-Saint-Denis et Stalingrad. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s L’avis du Monde » – pourquoi pas Il est beau, le lancement du bateau de ThĂ©o et Hugo. C’est un de ces vaisseaux nocturnes et parisiens, illuminĂ© de rouge, dans la cale duquel des hommes se retrouvent pour faire l’amour. ThĂ©o Geoffrey CouĂ«t semble un peu intimidĂ©, comme s’il venait lĂ  pour la premiĂšre fois ; Hugo François Nambot se meut avec grĂące et assurance. Dans cet intĂ©rieur, entre lupanar et abri antiatomique, quelque part vers Strasbourg-Saint-Denis, ils se caressent, se pĂ©nĂštrent. Olivier Ducastel, Jacques Martineau et le chef opĂ©rateur filment cette sĂ©quence qui paraĂźt trĂšs longue mais dure moins d’une demi-heure, sans simulacre apparent, avec une attention soutenue et complice. Les gestes sont chorĂ©graphiĂ©s, juste assez pour Ă©lever le moment au-dessus de la trivialitĂ©, sans remettre en cause la spontanĂ©itĂ© du geste. Et le moment lui-mĂȘme apparaĂźt ainsi riche de toutes les possibilitĂ©s, qu’il reste un instant de grĂące sans suite ou le dĂ©but d’une histoire. Documentaire prophylactique Ce qui vient aprĂšs n’est pas un naufrage, mais c’est comme si le paquebot se transformait en canot de sauvetage. Le parti pris est celui du temps rĂ©el », une illusion qu’il faut manier avec prudence, tant elle oblige Ă  comprimer dans le temps si rapide du cinĂ©ma toute la lenteur du quotidien, fĂ»t-il nocturne. Ducastel et Martineau suivent ThĂ©o et Hugo Ă  la sortie de la boĂźte, saisissent les galanteries qu’ils Ă©changent avant que ne se noue un conflit le premier ne s’est pas protĂ©gĂ©, le second est sĂ©ropositif. Ils suivent un itinĂ©raire flĂ©chĂ© dans l’Est parisien entre canal Saint-Martin et Stalingrad, passant par l’hĂŽpital Saint-Louis oĂč ils mettent en place le palliatif Ă  la nĂ©gligence de ThĂ©o. MalgrĂ© l’engagement des deux comĂ©diens, malgrĂ© la complaisance du dĂ©cor, la libertĂ© de la sĂ©quence d’ouverture s’est Ă©vaporĂ©e. La visite Ă  l’hĂŽpital se voit comme un documentaire prophylactique, les tentatives d’humour tombent Ă  plat. Ce n’est que par instants que ThĂ©o et Hugo retrouvent le sens du danger et l’intensitĂ© qui prĂ©sidĂšrent Ă  leur rencontre charnelle. Film français d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau avec Geoffrey CouĂ«t et François Nambot 1 h 37. Sur le Web Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. AvantpremiĂšre du film THEO & HUGO DANS LE MEME BATEAU au mk2 Beaubourg le lundi 18 avril Ă  20h00 en prĂ©sence de l'Ă©quipe du film : - Les rĂ©alisateurs Olivier DUCASTEL et Jacques MARTINEAU - Les comĂ©diens François NAMBOT et Geoffrey COUËT. Attention : film interdit aux - 16 ans. Les Ă©vĂ©nements de la semaine . En savoir plus. SĂ©ances VFSTF : avec
Accueil CinĂ©ma ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, une romance gay dans Paris... ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, Copyright Ecce Films PassĂ©es les 20 minutes trĂšs explicites et presque brutales, ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau navigue sur les eaux du film d’auteur. Discussions, passion, circonvolutions, les deux hĂ©ros tournent autour de la peur du Sida et de leur quotidien somme toute banal. Si le dĂ©marrage met tout de suite dans le bain, le film se concentre surtout sur une romance gay qui ouvre au monde. Un film touchant et intimiste. ThĂ©o et Hugo frĂ©quentent les back rooms parisiennes sordides, aux Ă©changes immĂ©diats et sans pincettes. C’est pourtant au coeur de cet amas de chair en fusion qu’ils se rencontrent, dans une fulgurance magnifiĂ©e par le sexe, mais au-delĂ  du simple plaisir charnel. Les rĂ©alisateurs insistent sur les regards. Geoffroy CouĂ«t et François Nambot se dĂ©vorent du regard, le crush est palpable. Le reste de l’univers n’existe plus, les autres protagonistes de l’orgie sont relĂ©guĂ©s au second plan. La chair ne fait relayer que l’information de l’épiderme au coeur, du coeur au cerveau, le reste n’est que philosophie. C’est pourtant dans ce moment hors du temps que le drame survient. Un des deux partenaires est sĂ©ropositif, exposant l’autre aux affres de la maladie, de la trithĂ©rapie, de la diffĂ©rence. C’est sur ces bases bancales que dĂ©bute une histoire d’amour toute en retenue et en confidences. Les deux amants traversent Paris, se frĂŽlant, se fuyant mais se retrouvant toujours, comme deux amants irrĂ©sistiblement attirĂ©s l’un par l’autre. MalgrĂ© la peur de la contamination, malgrĂ© les diffĂ©rences, les deux hommes dĂ©ambulent dans les rues et Ă©changent leurs confidences Ă  coeur ouvert, rĂ©vĂ©lant leur soif de l’autre et leur solitude. Ne pas se laisser heurter par un dĂ©but trĂšs cru et frontal. Les hĂ©ros cherchent le contact et l’extase comme des portes de sortie. En se trouvant, ils rentrent dans une nouvelle phase de leur vie, Ă©perdument. Le film est avant tout le rĂ©cit d’une rencontre, d’un coup de foudre entre deux hommes. La nuit est leur tĂ©moin et leur irrĂ©sistible attraction ne pose aucune question, comme une Ă©vidence. Et si le bateau doit voguer sur des eaux troublĂ©es, ils l’acceptent de bon coeur. Olivier Ducastel et Jacques Martineau livrent un opus tour Ă  tour brutalement explicite puis magiquement onirique. ThĂ©o et Hugo font partie de cette jeunesse avide d’amour et d’avenir, tout simplement. [vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »1e73be »]Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. Sortie le 27 avril 2016 DurĂ©e 1h37 RĂ©alisateur Olivier Ducastel, Jacques Martineau Avec Geoffrey CouĂ«t, François Nambot, Mario Fanfani Genre Drame [vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »1e73be »]
« ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau » - 1 h 37 – mercredi 27 avril – interdit aux moins de 16 ans. En savoir plus. Filmographie. Olivier Ducastel et Jacques Martineau ont rĂ©alisĂ©
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 2242 Date de sortie 27 avril 2016 RĂ©alisĂ© par Olivier Ducastel et Jacques Martineau Avec Geoffrey CouĂ«t, François Nambot, Mario Fanfani, Bastien Gabriel, Miguel Ferreira, Éric Dehak, Arthur Dumas, Patrick Joseph Genre ComĂ©die dramatique Production Française Synopsis ThĂ©o Geoffrey CouĂ«t et de Hugo François Nambot se rencontrent dans un club libertin. TrĂšs vite la complicitĂ© entre eux dĂ©passe le simple lien charnel. PassĂ© l’exaltation des premiĂšres Ă©treintes passionnĂ©es, dĂ©grisĂ©s, ils errent dans les rues vides du Paris nocturne, et se confrontent Ă  leur amour naissant. Puis la peur au ventre direction les urgences. Et si Hugo, sĂ©ropositif, avait contaminĂ© ThĂ©o qui a fait l’erreur, dans un moment d’abandon, de vivre l’instant sans protection ? Conversation entre les rĂ©alisateurs, Olivier Ducastel et Jacques Martineau La scĂšne d’ouverture Olivier Ducastel J’imagine qu’on va beaucoup nous parler de la scène d’ouverture du film. Pourtant, elle a été assez simple à tourner, tu ne trouves pas ? Jacques Martineau Je crois que c’est parce que nous racontions une vraie histoire, que nous étions tous concentrés sur cet objectif qui a rendu le filmage de la sexualité aussi naturel que ce que nous avions imaginé lorsque nous avons conçu le projet. Ce n’est pas qu’une scène de coït et la "performance" qui consiste à filmer des comédiens en érection, s’est complètement effacée même si, quand même, ça ne se fait pas comme une scène de repas ! devant les nécessités du récit il fallait qu’on croie à cette rencontre amoureuse, à cet élan éperdu du désir. La question des regards était pour nous tous la plus essentielle. Mais il faut admettre que cette scène n’a pas rendu la production du film très simple. La production du film Olivier Ducastel Oui et non. Nous savions, avec Emmanuel Chaumet, dès que nous avons lancé l’écriture, qu’il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catégorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinéma français. Partant de là, on pense son film différemment dès l’amont. Cela ne nous a pas seulement offert une grande liberté, mais nous a aussi incités à aller au bout de nos idées ça ne valait pas la peine de se mettre en marge si c’était pour produire à la fin des images édulcorées. Le filmage de cette première scène était aussi une expérience nous voulions vérifier qu’il était possible de filmer la sexualité en s’écartant à la fois des interdits "moraux" et économiques et de la grammaire classique des films pornographiques qui utilise les gros plans en inserts, lesquels permettent d’employer des doublures. Les comédiens Jacques Martineau Du coup, les comédiens n’ont pas été pour rien dans cette affaire, tu ne crois pas ? Olivier Ducastel Oui, naturellement. Ils étaient tellement décidés, ils nous ont parus si évidents pour le rôle, que ça a levé bien des inquiétudes et nous a aidé à aller de l’avant. Geoffrey Couët et François Nambot ont eu la chance de passer leur scène d’essais ensemble et ils se sont immédiatement imposés à nos yeux. Nous les avons rencontrés, nous avons discuté du projet, de la question du filmage de la sexualité et nous les avons choisis. C’était un coup de cƓur. Jacques Martineau Jecrois qu’il faut préciser que nous avons fait un casting relativement ordi- naire, par la voie d’une annonce très explicite qui a d’emblée écarté beaucoup de candidats avant même les essais de jeu classiques sur une scène de comédie écrite pour l’occasion. Olivier Ducastel Oui, et ce n’est qu’après avoir proposé le rôle à François et Geoffrey, et à eux seuls, que nous avons fait des essais de filmage de la sexualité. Il s’agissait de vérifier tous ensemble que nous nous sentions suffisamment à l’aise. Nous avons fait cela avec le chef-opérateur, son assistante et notre assistant à la mise en scène. Comme un petit tournage. C’était aussi pour que les comédiens puissent décider de ne pas aller plus loin dans l’aventure. Une histoire d’amour avant tout Jacques Martineau Ça nous a rassurĂ©s sur notre capacitĂ© collective Ă  filmer la sexualitĂ© comme nous l’imaginions, mais je crois que ce qui nous a le plus emballĂ©, c’est qu’avec Geoffrey et François, Ă  l’image, on voyait surtout quelque chose de trĂšs amoureux. Parce qu’au fond nous voulions raconter une histoire d’amour avant tout. C’est bien ce que tu m’avais commandĂ©, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel J’avais envie d’un rĂ©cit qui raconte le dĂ©but d’une histoire d’amour. Tous nos films parlent d’amour, mais je voulais revenir Ă  la source. Peut-ĂȘtre pour rejoindre et dĂ©nouer Jeanne et le garçon formidable qui racontait la naissance d’un amour qui ne pouvait aboutir. LĂ , j’avais envie d’une histoire qui aille au contraire vers une fin heureuse, mĂȘme si les personnages vivent des moments difficiles qui menacent cette histoire naissante. Jacques Martineau Parce que l’éclosion d’un amour, c’est aussi l’histoire d’une prise de risque l’amour est en soi une prise de risque. Il ne s’agit pas de dire que baiser sans se protĂ©ger est un signe d’amour, mais de raconter une fiction qui met en scĂšne ce moment oĂč on se dit qu’on tombe amoureux, qu’on accepte cet amour, mĂȘme si, on le sait, Ă  un moment ou un autre, le prix Ă  payer risque d’ĂȘtre assez Ă©levĂ©. Et c’est une prise de risque aussi parce que personne ne sait vraiment ce que ça veut dire "ĂȘtre amoureux". On sent un truc, on dĂ©cide que c’est de l’amour, mais on ne sait pas vraiment si c’est solide. Un film gay Olivier Ducastel Comme d’autre part nous voulions aussi rĂ©aliser un film gay, une histoire entre deux garçons, il nous a paru Ă©vident de placer la sexualitĂ© en premier. Parce que c’est quand mĂȘme souvent comme ça que ça commence chez les gays et aussi parce qu’en l’espĂšce la rencontre amoureuse sexuelle entraĂźne rapidement un conflit Ă  cause de la sĂ©ropositivitĂ© d’un des deux partenaires. C’est Jeanne un peu, mais Ă  une autre Ă©poque et en version happy ending. Enfin, si on n’écoute pas trop Hugo qui parle dĂ©jĂ  de la sĂ©paration future. Jacques Martineau Tu dis "un film gay". On va encore se faire taper sur les doigts ! Olivier Ducastel Ça ne nous a jamais fait peur. Jacques Martineau Non et c’est pas Ă  notre Ăąge qu’on va commencer Ă  dĂ©clarer que c’est "clivant" de penser ainsi. Personne ne nous croirait, de toute façon. Olivier Ducastel Mais je ne vois pas pourquoi les hĂ©tĂ©ros ne pourraient pas voir notre film. Jacques Martineau Ouais, l’amour c’est universel ! Olivier Ducastel Un peu passe-partout comme slogan, non ? Jacques Martineau Alors le sexe c’est universel ! Un film en temps rĂ©el Olivier Ducastel Hum ! Par les temps qui courent, je n’en suis pas si sĂ»r. Attendons de voir. On pourrait juste dire que c’est un film, un film en temps rĂ©el qui plus est. C’est intĂ©ressant le temps rĂ©el, non ? C’est toi qui a en eu l’idĂ©e, pourquoi ? Jacques Martineau Ça s’est un peu imposĂ© Ă  moi, ce dĂ©sir d’attraper un personnage et de ne pas le lĂącher. Je me suis dit que tant qu’à vouloir parler de la naissance d’un amour, autant ne pas trop user des artifices d’un rĂ©cit Ă  ellipses. Rester dans la tension de ce moment, chercher Ă  susciter chez le spectateur le simple dĂ©sir de savoir si, entre ces deux-lĂ , pour finir, une histoire d’amour va vraiment dĂ©buter. De ce point de vue, commencer par la grande scĂšne de sexe m’est vite apparu nĂ©cessaire aussi en termes narratifs. Il me semble qu’elle donne l’élan et l’impulsion du rĂ©cit. C’est elle qui permet ensuite qu’on accepte les lĂ©gers flottements du temps rĂ©el, les moments moins denses et il me semble du film, de renoncer complĂštement Ă  construire une autre tension dramatique que celle liĂ©e Ă  l’envie d’accompagner les deux personnages jusqu’au moment oĂč on peut espĂ©rer que leur histoire d’amour continue de la trivialitĂ© du sexe Ă  quelque chose de plus sentimental. L’amour, quoi ! Olivier Ducastel Dans tout ça, il y a aussi l’envie d’explorer un nouveau "genre" filmique. Les films en temps rĂ©el qui donnent l’illusion du temps rĂ©el, m’ont toujours plu. Je venais d’ailleurs de voir Locke de Steven Knight qui m’a vraiment confirmĂ© ce goĂ»t. Jacques Martineau Et ça explique aussi le titre qui est une rĂ©fĂ©rence Ă  Rivette, grand amateur de temps rĂ©el. Olivier Ducastel Et le nom du personnage ! ThĂ©o est un hommage Ă  la ClĂ©o d’AgnĂšs Varda. Mais ThĂ©o de 4 Ă  6, ça aurait Ă©tĂ© un peu trop rĂ©fĂ©rencĂ©. ThĂ©o c’est suffisamment transparent comme ça. Jacques Martineau Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons dĂ©jĂ  fait. C’est amusant de se frotter Ă  de nouvelles difficultĂ©s Ă  chaque fois. Parce que, quand mĂȘme, c’est diffĂ©rent de prĂ©parer, tourner et monter un film en temps rĂ©el. Olivier Ducastel Oui, bien sĂ»r. En amont, nous avons beaucoup lu et relu le scĂ©nario, avec les comĂ©diens, avec les membres de l’équipe, dont le monteur, pour tenter d’ĂȘtre au plus juste, de retirer dĂ©jĂ  tout ce qui, dans un film "normal", tombe naturellement au montage. Cela impose des choix, pas toujours faciles Ă  faire car, aprĂšs, on doit s’y tenir. Pour les dĂ©cors, on suit les comĂ©diens dans leur trajet. LĂ  encore, mĂȘme s’il y a quelques contractions de l’espace rĂ©el, nous avons choisi en amont et n’avons pas pu, comme Ă  l’habitude, privilĂ©gier tel ou tel lieu qui aurait Ă©tĂ© plus simple en terme de logistique ou de lumiĂšre. Mais nous avons beaucoup arpentĂ© les dĂ©cors avant le tournage, pour ĂȘtre sĂ»rs de notre coup. Au montage, il y avait des interdits. Nous avons demandĂ© Ă  Pierre Deschamps, le monteur, de travailler pendant le tournage. Cela permettait de vĂ©rifier que notre parti-pris fonctionnait. Dans le pire des cas, nous aurions pu retourner un bout de scĂšne, nous n’avons pas eu Ă  le faire. Ensuite, comme la libertĂ© au montage Ă©tait relativement rĂ©duite, nous avons laissĂ© le monteur travailler seul encore plus que sur nos films prĂ©cĂ©dents. Il nous a surpris par le choix de certaines prises que nous avions a priori Ă©cartĂ©es au moment du tournage, mais qui finalement trouvait mieux leur place dans la continuitĂ© du film, soit en apportant de la fluiditĂ©, soit au contraire en bousculant un peu l’attendu. Et puis mĂȘme si le temps rĂ©el contraint beaucoup, il laisse pas mal de petites libertĂ©s dont Pierre a su se saisir il a un un bon sens du rythme que j’aime beaucoup. Jacques Martineau Cela dit, il y a quand mĂȘme des sĂ©quences dĂ©coupĂ©es sur lesquelles le travail de montage Ă©tait assez lourd, en particulier la premiĂšre. Mais il fallait toujours conserver le sentiment du temps rĂ©el. Ça se joue sur des raccords, certains plans pris dans leur durĂ©e, etc. Si on ajoute la petite Ă©conomie, c’est en dĂ©finitive un film qui s’est beaucoup construit autour de contraintes formelles et techniques, dont dĂ©coule en grande partie la mise en scĂšne. C’était plutĂŽt bĂ©nĂ©fique, en particulier pour filmer le Paris nocturne dont nous avions envie, non ? Filmer le Paris nocturne Olivier Ducastel Oui, bien sĂ»r. Par exemple, si nous avons osĂ© d’aussi longs plans sĂ©quences c’était Ă  la fois pour des questions de jeu, mais aussi pour des raisons Ă©conomiques dĂ©couper prend un temps fou et techniques dans la rue, la nuit, sauf Ă  bĂ©nĂ©ficier de moyens Ă©normes, on ne peut maĂźtriser la lumiĂšre, or les tempĂ©ratures de couleur changent Ă©normĂ©ment dans Paris. Dans certains plans, il y a des anomalies » lumineuses, on passe du jaune au blanc, les changements de couleur des feux produisent des effets Ă©tranges sur les comĂ©diens, etc. Tout cela, dans un film classiquement dĂ©coupĂ© poserait d’importants problĂšmes de raccords dans un plan sĂ©quence, le spectateur accepte ces variations parce qu’il les comprend. Notre chef-opĂ©rateur, Manuel Marnier, a formidablement gĂ©rĂ© toutes ces contraintes. Pour la lumiĂšre, avec des moyens trĂšs lĂ©gers, il a rĂ©ussi Ă  nous offrir une nuit parisienne rĂ©aliste, sombre comme nous le souhaitions, qui Ă©vite les horribles effets verts sur les visages des comĂ©diens. Et j’aime aussi beaucoup son sens du cadre, son habiletĂ© Ă  faire entrer avec justesse les accidents du rĂ©el. Jacques Martineau Quand on a si peu de moyens, on ne peut pas maĂźtriser la circulation, les passants, etc. Dans les plans sĂ©quences, les accidents habitent le plan trĂšs naturellement. On peut, au montage, choisir un plan non seulement pour le jeu, mais aussi pour les Ă©vĂ©nements extĂ©rieurs nous avons eu quelques passages de voitures, camions, ambulances ou motos que nous n’aurions pas mĂȘme eu l’idĂ©e d’organiser si nous avions eu un gros budget. DerriĂšre les comĂ©diens, nous avons tentĂ© de saisir aussi le Paris nocturne, vide, mystĂ©rieux, habitĂ© de quelques prĂ©sences diffuses, traversĂ© des feux des vĂ©hicules, illuminĂ© par le mobilier urbain ou les quelques enseignes qui restent Ă©clairĂ©es toute la nuit. Olivier Ducastel Le film est une dĂ©claration d’amour Ă  cet Est-parisien que nous habitons, que nous aimons beaucoup et que nous avions dĂ©jĂ  filmĂ©, il y a 18 ans, dans Jeanne. Il se trouve qu’aujourd’hui, parce que le trajet des personnages croise un moment celui des terroristes du 13 novembre, ces images prennent un poids nouveau. Par un hasard assez troublant, c’est au moment oĂč ThĂ©o passe devant les deux cafĂ©s oĂč ont dĂ©butĂ© les fusillades, que nous avons mis des images mentales de cauchemar. Mais le film Ă©tait montĂ© avant les attentats, ce n’est que pure coĂŻncidence. La musique Jacques Martineau Si nous parlons de Paris, je crois que c’est le moment d’évoquer aussi la musique. J’y pense parce qu’aprĂšs la scĂšne du sexe-club, elle contribue selon moi Ă  souligner non seulement la couleur psychologique de certaines scĂšnes, mais aussi Ă  ouvrir le spectateur Ă  une meilleure perception de l’espace. Parfois, vraiment, il me semble qu’elle aide Ă  mieux voir les dĂ©cors, Ă  en mesurer la profondeur mystĂ©rieuse. Et certains plans, comme la course le long du canal, ont Ă©tĂ© tournĂ©s pour lui laisser de la place. Elle Ă©tait essentielle pour nous, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel Oui, Ă  commencer bien sĂ»r, par la scĂšne d’ouverture sans dialogue. Il fallait une musique de sexe-club, qui enchaĂźne les morceaux comme dans une playlist mais qui, pourtant, soit composĂ©e en partie Ă  l’image pour souligner certaines inflexions du rĂ©cit. Et nous voulions aussi quelque chose de trĂšs Ă©nergique, sauvage et lyrique. Cette scĂšne doit ĂȘtre une sorte d’expĂ©rience visuelle et sonore pour le spectateur, Ă  la mesure de l’expĂ©rience existentielle que vivent les personnages. Je crois que le spectateur peut en sortir un peu Ă©puisĂ©, avec presque autant de dĂ©sir de respirer l’air frais de la rue que les personnages qui se retrouvent seuls, ensemble, dans l’intimitĂ© Ă©trange de ce Paris dĂ©sert. Jacques Martineau Il y a quand mĂȘme un titre d’Asaf Avidan. Pour le plaisir et aussi pour crĂ©dibiliser la musique du dĂ©but comme musique de sexe-club. Olivier Ducastel Parce que tout le reste de la musique a Ă©tĂ© composĂ© par un collectif de jeunes gens dont fait partie le mixeur du film. Nous avons aimĂ© les compositions qu’ils nous ont fait entendre et nous nous sommes dit que ce serait bien de faire confiance Ă  des jeunes gens qui ont un goĂ»t musical de leur Ă©poque, un goĂ»t vraiment contemporain. Jacques Martineau Travailler avec des jeunes gens pour qui c’était une premiĂšre expĂ©rience de long-mĂ©trage, c’était un peu le mot d’ordre du film de toute façon. Pour nous obliger Ă  ne pas ĂȘtre dans la routine, et aussi pour prolonger le travail de transmission et d’enseignement que nous effectuons, toi Ă  la FĂ©mis, moi Ă  l’UniversitĂ© de Nanterre. C’était une belle expĂ©rience. L’évolution de notre collaboration Olivier Ducastel Et notre collaboration ? On nous pose toujours une question sur l’évolution de notre collaboration. Jacques Martineau Bon, quoi, nous ne vivons plus ensemble, c’est pas un secret et je n’ai pas tellement l’impression que ça a beaucoup changĂ© notre maniĂšre de travailler. Tu as toujours Ă©tĂ© relativement interventionniste sur l’écriture, mais en me laissant totalement libre de mon travail. Idem pour la mise en scĂšne de mon cĂŽtĂ©. Avec les comĂ©diens, au montage, au mixage, je crois que nous avons partagĂ© comme Ă  notre habitude. Avec nos compĂ©tences particuliĂšres. Tu vois quelque chose de diffĂ©rent ? Olivier Ducastel Juste un dĂ©tail plus de libertĂ© en ce qui me concerne pour parler de la sexualitĂ© avec toi. Jacques Martineau C’est super intime, ça. Tu crois qu’on peut vraiment l’imprimer ? Olivier Ducastel Bah ! AprĂšs ce qu’on a filmé  Ils rigolent. Mon opinion TrĂšs loin de leur premier film, Jeanne et le garçon formidable, du sympathique DrĂŽle de FĂ©lix ou du trĂšs beau, L'Arbre et la forĂȘt, dans lesquels de grands comĂ©diens participaient Ă  la rĂ©ussite de ces rĂ©alisations, les deux rĂ©alisateurs prennent un virage Ă  180°. Une trĂšs longue scĂšne d'ouverture orgiaque est telle une publicitĂ© pour le sex-club parisien. Par ailleurs trĂšs bien filmĂ©e. S'en suit une balade, presque rĂȘvĂ©e, dans un Paris nocturne en vĂ©lib, Ă  pied, en courant aussi. Quand viendra le questionnement sur la prise de risque d'une relation sans protection, le film prend des airs didactique et s'enfonce dans les clichĂ©s. Le passage aux urgences, d'un hĂŽpital parisien. L'immigration, avec un vendeur de kebab. Les retraites, aussi, avec une charmante vielle dame obligĂ©e de faire des mĂ©nages, pour amĂ©liorer l'ordinaire, sans se plaindre par ailleurs. Jacques Martineau a dĂ©clarĂ© "Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons dĂ©jĂ  fait. C’est amusant de se frotter Ă  de nouvelles difficultĂ©s Ă  chaque fois. Parce que, quand mĂȘme, c’est diffĂ©rent de prĂ©parer, tourner et monter un film en temps rĂ©el." Certes, mais pour ce film c'est passablement ratĂ©. Dommage. Published by CinĂ© Alain - dans Des films en 2016
Dansun sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. ProposĂ© par ThĂšmes Ville Gay
ActualitĂ© Culture Ce film, huitiĂšme long mĂ©trage des cinĂ©astes français Olivier Ducastel et Jacques Martineau, donne l'illusion d'avoir Ă©tĂ© tournĂ© en temps rĂ©el, rappelant l'esprit et le souffle de la Nouvelle vague. Il dĂ©bute par une longue scĂšne de sexe non simulĂ© dans la "backroom" d'un sexclub de Paris, ce qui lui a valu une interdiction aux moins de 16 ans. La Commission de classification a toutefois estimĂ© que "ThĂ©o et Hugo dans un mĂȘme bateau" ne mĂ©ritait pas une interdiction totale aux mineurs, sans attendre le nouveau texte rĂ©glementaire promis par la nouvelle ministre de la Culture. Fin fĂ©vrier, Audrey Azoulay a annoncĂ© son intention de modifier les critĂšres sur lesquels repose l'interdiction des films aux moins de 18 ans, afin de "conforter" les avis de la commission de classification et de limiter les recours en justice. Une dĂ©cision qui fait suite aux victoires judiciaires d'une association proche des milieux catholiques traditionalistes contre plusieurs films dont "La Vie d'AdĂšle" d'Abdellatif Kechiche ou "Love" de Gaspar NoĂ©. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement La ministre s'appuie sur les propositions contenues dans un rapport du Centre national du cinĂ©ma CNC qui prĂ©conise d'abandonner l'interdiction "automatique" d'un film aux mineurs lorsque celui-ci "comporte des scĂšnes de sexe non simulĂ©es ou de trĂšs grande violence". - L'Ă©motion indicible du coup de foudre - Couple Ă  la ville comme Ă  la scĂšne, Olivier Ducastel et Jacques Martineau, duo de cinĂ©astes rĂ©vĂ©lĂ© par "Jeanne et le garçon formidable" 1998 et "DrĂŽle de FĂ©lix" 2000, cĂ©lĂšbrent dans ce nouveau film la naissance d'un amour entre deux garçons, insistant pour la premiĂšre fois sur l'Ă©motion indicible du coup de foudre et du dĂ©sir sexuel qui peut faire oublier la prĂ©vention du sida. Abordant leur sujet de façon presque documentaire Ă  certains moments, les rĂ©alisateurs signent une rĂ©elle et Ă©mouvante histoire d'amour, oĂč les sentiments plus forts que tout rĂ©sistent Ă  l'adversitĂ©. AprĂšs une rencontre dans l'anonymat des corps et une Ă©treinte passionnĂ©e, ThĂ©o et Hugo, magistralement interprĂ©tĂ©s par Geoffrey CouĂ«t, vu dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, et la rĂ©vĂ©lation François Nambot, se dĂ©grisent en pleine nuit dans les rues de Paris. A l'aune de leur amour naissant mais aussi de la menace qui pĂšsent sur eux, du fait de leur imprudence. "Nous savions dĂšs que nous avons lancĂ© l'Ă©criture, qu'il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catĂ©gorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinĂ©ma français. Cela nous a offert une grande libertĂ©", explique Olivier Ducastel. "Cela ne valait pas la peine de se mettre en marge si c'Ă©tait pour produire Ă  la fin des images Ă©dulcorĂ©es. Nous voulions vĂ©rifier qu'il Ă©tait possible de filmer la sexualitĂ© en s'Ă©cartant Ă  la fois des interdits moraux et de la grammaire classique des films pornographiques", ajoute-t-il. Pour la premiĂšre fois, la prophylaxie prĂ©-exposition PrEP, nouvelle stratĂ©gie de prĂ©vention du VIH Ă  mettre en place 48 heures aprĂšs un rapport sexuel Ă  risque, est Ă©galement abordĂ©e au cinĂ©ma de façon explicite et pĂ©dagogique. Les plus lus OpinionsLa chronique d'Albert MoukheiberAlbert MoukheiberLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain Fort

DOlivier Ducastel, Jacques Martineau (1 h 37). Int. -16 ans.

Catalogue Long-mĂ©trages Court-mĂ©trages Boutique DVD Affiches VOD Programmation Production À propos Épicentre Films Contacts Liens Erreur 404 - Article non trouvĂ© L'article que vous demandez n'a pas Ă©tĂ© trouvĂ©, essayez une nouvelle recherche Rechercher
Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau ». Projection et dĂ©bat au cinĂ©ma Omnia, Ă  Rouen . Les rĂ©alisateurs Jacques Martineau et Olivier Ducastel seront prĂ©sents au cinĂ©ma Omnia, Ă  Rouen Culture Les rĂ©alisateurs Jacques Martineau e tOlivier Ducastel Ă  Paris, le 9 fĂ©vrier 2010 © AFP/Archives/FRANCOIS GUILLOT RĂ©compensĂ© par le Teddy Award du public Ă  la derniĂšre Berlinale, "ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau", en salles mercredi, met en scĂšne de façon inĂ©dite et sensible une romance homosexuelle confrontĂ©e Ă  la menace du sida. Ce film, huitiĂšme long mĂ©trage des cinĂ©astes français Olivier Ducastel et Jacques Martineau, donne l'illusion d'avoir Ă©tĂ© tournĂ© en temps rĂ©el, rappelant l'esprit et le souffle de la Nouvelle vague. Il dĂ©bute par une longue scĂšne de sexe non simulĂ© dans la "backroom" d'un sexclub de Paris, ce qui lui a valu une interdiction aux moins de 16 ans. La Commission de classification a toutefois estimĂ© que "ThĂ©o et Hugo dans un mĂȘme bateau" ne mĂ©ritait pas une interdiction totale aux mineurs, sans attendre le nouveau texte rĂ©glementaire promis par la nouvelle ministre de la Culture. Fin fĂ©vrier, Audrey Azoulay a annoncĂ© son intention de modifier les critĂšres sur lesquels repose l'interdiction des films aux moins de 18 ans, afin de "conforter" les avis de la commission de classification et de limiter les recours en justice. Une dĂ©cision qui fait suite aux victoires judiciaires d'une association proche des milieux catholiques traditionalistes contre plusieurs films dont "La Vie d'AdĂšle" d'Abdellatif Kechiche ou "Love" de Gaspar NoĂ©. La ministre s'appuie sur les propositions contenues dans un rapport du Centre national du cinĂ©ma CNC qui prĂ©conise d'abandonner l'interdiction "automatique" d'un film aux mineurs lorsque celui-ci "comporte des scĂšnes de sexe non simulĂ©es ou de trĂšs grande violence". - L'Ă©motion indicible du coup de foudre - Couple Ă  la ville comme Ă  la scĂšne, Olivier Ducastel et Jacques Martineau, duo de cinĂ©astes rĂ©vĂ©lĂ© par "Jeanne et le garçon formidable" 1998 et "DrĂŽle de FĂ©lix" 2000, cĂ©lĂšbrent dans ce nouveau film la naissance d'un amour entre deux garçons, insistant pour la premiĂšre fois sur l'Ă©motion indicible du coup de foudre et du dĂ©sir sexuel qui peut faire oublier la prĂ©vention du sida. Abordant leur sujet de façon presque documentaire Ă  certains moments, les rĂ©alisateurs signent une rĂ©elle et Ă©mouvante histoire d'amour, oĂč les sentiments plus forts que tout rĂ©sistent Ă  l'adversitĂ©. AprĂšs une rencontre dans l'anonymat des corps et une Ă©treinte passionnĂ©e, ThĂ©o et Hugo, magistralement interprĂ©tĂ©s par Geoffrey CouĂ«t, vu dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, et la rĂ©vĂ©lation François Nambot, se dĂ©grisent en pleine nuit dans les rues de Paris. A l'aune de leur amour naissant mais aussi de la menace qui pĂšsent sur eux, du fait de leur imprudence. "Nous savions dĂšs que nous avons lancĂ© l'Ă©criture, qu'il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catĂ©gorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinĂ©ma français. Cela nous a offert une grande libertĂ©", explique Olivier Ducastel. "Cela ne valait pas la peine de se mettre en marge si c'Ă©tait pour produire Ă  la fin des images Ă©dulcorĂ©es. Nous voulions vĂ©rifier qu'il Ă©tait possible de filmer la sexualitĂ© en s'Ă©cartant Ă  la fois des interdits moraux et de la grammaire classique des films pornographiques", ajoute-t-il. Pour la premiĂšre fois, la prophylaxie prĂ©-exposition PrEP, nouvelle stratĂ©gie de prĂ©vention du VIH Ă  mettre en place 48 heures aprĂšs un rapport sexuel Ă  risque, est Ă©galement abordĂ©e au cinĂ©ma de façon explicite et pĂ©dagogique. 22/04/2016 113523 - Paris AFP - © 2016 AFP Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement "ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau" une "love story" gay face Ă  la menace du sida

13K views, 31 likes, 5 loves, 0 comments, 6 shares, Facebook Watch Videos from Cinéma LGBT:

-16 HD Drame 1 heure 36 minutes 2016 4,7 ‱ 6 notes Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. Louer 3,99 € Acheter 9,99 € Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. Louer 3,99 € Acheter 9,99 € Bande-annonce Distribution et Ă©quipe technique Informations Studio Ecce Films Genre Drame Sortie 2016 Copyright © 2016 Ecce Films Langues Principale Français Dolby, StĂ©rĂ©o D’autres ont aussi achetĂ© Films inclus dans Drame
DwyaneWade « croque » sa femme en vidĂ©o ! Et alors qu’ils sont plongĂ©s dans un terrible scandale Ă©cologique, puisqu’ils ne respectent pas du tout les mesures mises en place par le gouverneur de Californie pour lutter contre la terrible sĂ©cheresse qui ravage l’état, les tourtereaux ont dĂ©cidĂ© de partager une vidĂ©o particuliĂšrement osĂ©e sur les rĂ©seaux. Naissance de lÂŽamour en temps rĂ©el, par Ducastel et sĂ©quence d’ouverture, une vingtaine de minutes dans un sex-club de la capitale française, est impressionnante rien ne nous avait vraiment prĂ©parĂ©s, dans la filmographie d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Ă  une observation aussi crue et juste du sexe entre mecs dans ce qu’on appelle familiĂšrement une “boĂźte Ă  cul”. DĂ©coupage Ă©nergique, rapports non simulĂ©s, musique tapageuse de Karell & Kuntur et lumiĂšre stroboscopique – tout concourt Ă  une exploration rĂ©ussie de ce qui fait, “souvent” selon le duo de rĂ©alisateurs ainsi qu’ils l’expliquent en dossier de presse, la premiĂšre rencontre de deux hommes homosexuels. C’est donc lĂ , dans une caverne de dĂ©bauche et d’épanouissement des corps, qu’Hugo et ThĂ©o se rencontrent, Ă©treintes passionnĂ©es et coĂŻt fiĂ©vreux aprĂšs qu’un regard ardent un eye contact prolongĂ© les a plongĂ©s dans les bras l’un de l’autre. Il est quatre heures du matin, ils n’ont “pas bu tant que ça” ; le club les rejette vingt minutes plus tard sur les trottoirs du 2e arrondissement, il est 4h20 et peut-ĂȘtre l’heure d’apprendre Ă  mieux se connaĂźtre, ailleurs. Sauf qu’Hugo est sĂ©ropositif, et que dans le feu de l’action, ThĂ©o a oubliĂ© de mettre une capote ; d’oĂč panique – mĂȘme en 2016, le VIH est toujours une rĂ©alitĂ©. S’ensuit une bonne demi-heure de course aux urgences de l’hĂŽpital Saint-Louis, qui fait curieusement ressembler le film Ă  un tract Sida Info Services tout y passe, de l’appel au NumĂ©ro Vert dĂ©diĂ© Ă  l’explication minute par minute de l’infirmiĂšre de garde. Ce n’est pas la partie la plus rĂ©ussie de ThĂ©o & Hugo vont en bateau dont le titre emprunte au CĂ©line et Julie vont en bateau 1974 de Rivette et qui lorgne, pour le cĂŽtĂ© temps rĂ©el, vers le ClĂ©o de 5 Ă  7 1962 de Varda, mĂȘme si la tension est palpable et rappelle l’engagement louable des rĂ©alisateurs pour la lutte contre la maladie on se souvient du joli Jeanne et le garçon formidable en 1998. Ce qui vient ensuite interpelle plus, juste dĂ©ambulation dans les rues de l’Est de Paris qui dresse, l’air de rien, la topographie de la ville dans ce qu’elle est aujourd’hui, et telle que les jeunes gens modernes la parcourent du canal Saint-Martin jusqu’à la place Stalingrad, oĂč l’on s’arrĂȘte prendre un kebab servi par un immigrĂ© syrien qui a un avis sur le conflit en cours dans son pays ; en attendant le premier mĂ©tro, oĂč l’on croise la plus toute jeune femme qui part faire le mĂ©nage dans les hĂŽtels de luxe. C’est le goĂ»t de Ducastel et Martineau pour “le vrai Paris” et “les vrais Parisiens”, tels que le sont eux-mĂȘme ThĂ©o et Hugo, bien conscients du fait que, plus tard, ils se sĂ©pareront sans doute mais qui, audacieux, se disent qu’une histoire d’amour, pour l’heure, pourrait valoir la peine. Evitantet retournant bien des clichĂ©s, Theo et Hugo dans le mĂȘme bateau filme aussi et surtout la rencontre ultra attachante et magnĂ©tique de deux jeunes gays dans la capitale. Cette derniĂšre occupe une place de choix, théùtre
Watch Now RatingGenresDrama , Romance , Made in Europe Director Cast SynopsisThéo and Hugo meet in a club and form an immediate bond. Once the desire and elation of this first moment has passed, the two young men, now sober, wander through the empty streets of nocturnal Paris, having to confront the love they sense blossoming between 0559 Théo & Hugo streaming where to watch online?Currently you are able to watch "Paris 0559 Théo & Hugo" streaming on Tubi TV for free with ads. People who liked Paris 0559 Théo & Hugo also liked Popular movies coming soon Upcoming Drama movies
Àpropos ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau DRAME Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. 92 % CinĂ©ma PubliĂ© le 28/04/16 mis Ă  jour le 08/12/20 Partager Avec “Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau”, les deux rĂ©alisateurs reviennent Ă  la comĂ©die amoureuse qu'ils affectionnent, hĂ©ritĂ©e du cinĂ©ma de Demy et de la Nouvelle Vague, tout en revendiquant plus haut et plus fortement que jamais leur identitĂ© gay. Faut-il pour autant parler de radicalitĂ© ? Rencontre. Vos films ont toujours affirmĂ© une identitĂ© gay mais jamais autant que Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau. Vous vous radicalisez ? Jacques Martineau Economiquement, oui, car notre film a Ă©tĂ© fait avec trĂšs peu d'argent. Ça faisait six ans que nous n'avions pas tournĂ© car il a Ă©tĂ© impossible de financer nos projets, qui Ă©taient justement plus larges, plus chers aussi, avec des Ă©lĂ©ments Ă©ventuellement queer mais pas gay. Il y avait, par exemple, dans une comĂ©die que nous avions Ă©crite, un personnage de garçon qui portait des jupes mais qui Ă©tait hĂ©tĂ©ro. Quand vous dites que ce film est plus radicalement gay, c'est une vision française. Au festival de Berlin, il n'a pas Ă©tĂ© vu comme ça. La presse allemande a Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  la radicalitĂ© esthĂ©tique du film mais n'a pas parlĂ© d'une radicalitĂ© gay. GrĂące aux Teddy Awards, ces prix qui ont attirĂ© tout le cinĂ©ma gay Ă  Berlin, ce cinĂ©ma gay n'est plus Ă  part. En France, on n'en est pas lĂ . Olivier Ducastel Je pense que notre film est plus facile Ă  regarder que l'idĂ©e qu'on peut s'en faire. C'est surtout une histoire d'amour. A Berlin, il a Ă©tĂ© vu par un public trĂšs large. MĂȘme si on ne peut pas gĂ©nĂ©raliser les rĂ©actions que nous avons eues, les garçons hĂ©tĂ©rosexuels n'ont pas exprimĂ© de malaise mais, au contraire, de la curiositĂ©. Et les femmes hĂ©tĂ©rosexuelles adorent le film. La radicalitĂ©, c'est le fait d'ouvrir le film par une sĂ©quence de vingt minutes dans un sex club. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Jacques Martineau C'est bien de rappeler que la sexualitĂ© est une part trĂšs importante de la relation amoureuse. La littĂ©rature et les arts en gĂ©nĂ©ral l'ont beaucoup occultĂ©e par pudibonderie. Sauf les Romantiques, qui mettent le cul avant le cƓur, contrairement Ă  ce qu'on croit. C'est important, la fusion des corps ! Et c'est un enjeu de cinĂ©ma. Chercher les limites de ce qu'on peut montrer, les frontiĂšres entre les images possibles ou pas, courir le risque de se casser la gueule, c'est vraiment ce qui nous anime en tant que cinĂ©astes. Olivier Ducastel DĂšs Jeanne et le garçon formidable 1998, on a voulu intĂ©grer une scĂšne de sexe dans la fiction. C'Ă©tait compliquĂ© pour nous de le demander aux acteurs, compliquĂ© de le mettre en scĂšne, mais ça nous intĂ©ressait d'affronter cela. Dans DrĂŽle de FĂ©lix 2000, nous n'Ă©tions pas allĂ©s aussi loin que nous le voulions parce que nos deux acteurs Ă©taient hĂ©tĂ©rosexuels. Les baisers, ça passait mais c'Ă©tait tout. Si la reprĂ©sentation de la sexualitĂ© nous intĂ©resse, c'est sans doute aussi parce que, en tant que spectateurs, on voit trĂšs peu de films convaincants sur la question. Pour moi, il y a eu IntimitĂ© 2001 de Patrice ChĂ©reau, mais je ne peux pas en citer beaucoup d'autres. “Il y a des livres extrĂȘmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problĂšme Ă  personne.” Jacques Martineau Olivier Ducastel et Jacques Martineau © AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT Le cinĂ©ma est-il trĂšs prude ? Jacques Martineau Le problĂšme du cinĂ©ma, c'est ce qui se passe dans la tĂȘte du spectateur. Il y a des livres extrĂȘmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problĂšme Ă  personne. Mais quand les gens voient des personnages faire l'amour Ă  l'Ă©cran, ils ne voient plus la crĂ©ation, ils ne voient plus l'expression artistique, ils voient une vĂ©ritable scĂšne de cul et ça leur pose problĂšme. Oui, dans notre film, nos acteurs font de vraies fellations mais ce n'est pas une scĂšne intime qu'on a volĂ©e, c'est un tournage, c'est une mise en scĂšne. Nos acteurs jouent des rĂŽles. Olivier Ducastel On ne voulait pas mettre les spectateurs gays en situation de regarder un porno. On voulait qu'ils suivent une fiction, des personnages, un couple qui se rencontre en faisant l'amour. Mais il n'y a aucune volontĂ© de faire de ces images une source d'excitation sexuelle. “Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes.”Olivier Ducastel A travers les personnages de Hugo et ThĂ©o, vous avez envie de parler aux jeunes homosexuels ? Le film aborde concrĂštement les questions de prĂ©vention... Olivier Ducastel Les gens qui ont 20 ans aujourd'hui, Ă  l'Ă©poque de la manif pour tous, ont besoin qu'on fasse des films qui disent “Soyez heureux d'ĂȘtre gays !” Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes. Sans parler du fait que, dans les familles de ceux qui ont manifestĂ©, il y a Ă©videmment aussi des jeunes gays et pour eux, garçons ou filles, ce sont des choses terribles Ă  vivre. Jacques Martineau On a toujours voulu mettre en scĂšne un jeune sĂ©ropositif. Ce n'est pas liĂ© Ă  une volontĂ© de prĂ©vention, c'est simplement parce qu'on s'inspire de ce qu'on voit autour de nous. Et ce qu'on voit, c'est que les contaminations continuent chez les jeunes. ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau est interdit aux moins de 16 ans et on a trĂšs peur qu'il soit au bout d'une semaine interdit aux moins de 18. Ce serait trĂšs dommage car c'est un film qui peut intĂ©resser les jeunes, et les aider. François Nambot, Geoffrey CouĂ«t et Jeffry Kaplow dans ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, le film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau © Ecce Films De quoi dĂ©pend l'interdiction aux moins de 18 ans ? Olivier Ducastel Du fait qu'il y ait ou pas une action en justice menĂ©e par l'association Promouvoir. Il est question que la loi soit modifiĂ©e mais on est encore dans le systĂšme oĂč Promouvoir peut avoir le dernier mot. La commission de classification des films donne un avis, qui en gĂ©nĂ©ral suivi par le ministre de la Culture. Sauf que si un recours est dĂ©posĂ©, la dĂ©cision revient alors Ă  un juge. Et ça change tout. Jacques Martineau Le juge ne se prononce pas en vertu des critĂšres de la classification des films mais en vertu du code de protection des mineurs. Or le code des mineurs dit, texto, qu'Ă  partir du moment oĂč il y a un organe sexuel en Ă©tat d'excitation, le film doit ĂȘtre interdit aux moins de 18 ans. Olivier Ducastel L'avis de la commission de classification, qui reprĂ©sente plusieurs points de vue, devrait suffire. Mais il y a ce vieux dĂ©cret qui permet de dĂ©poser un recours devant un juge. Promouvoir a dĂ©couvert ce dĂ©cret il y a une vingtaine d'annĂ©es et l'utilise Ă  tours de bras. L'interdiction aux moins de 18 ans n'aurait pas seulement pour consĂ©quence de barrer le film Ă  des jeunes, elle Ă©loignerait aussi des adultes qui se diront si c'est interdit aux moins de 18 ans, ce n'est pas ce que je cherche. Alors que Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau n'est pas un film porno. “Le cinĂ©ma gay, c'est un Ă©norme iceberg avec trĂšs peu de films distribuĂ©s dans les salles” Olivier Ducastel Le cinĂ©ma gay existe-t-il en dehors du festival de Berlin ? Olivier Ducastel Le cinĂ©ma gay, c'est un Ă©norme iceberg avec trĂšs peu de films distribuĂ©s dans les salles et une masse de films qui sont accessibles autrement, en dvd, sur internet en vod, dans les festivals. Ceux qu'on peut voir en salles ne sont pas toujours les plus rĂ©ussis, c'est trĂšs variable. Ça dĂ©pend Ă©galement des pays. Internet permet d'avoir accĂšs Ă  des films gays lĂ  oĂč ils sont interdits. Nous avons des tĂ©moignages d'Ă©tudiants de TĂ©hĂ©ran qui ont pu voir nos films comme ça. Jacques Martineau Il faudrait de longues pages web pour dire ce qu'est le cinĂ©ma gay. L'important, c'est qu'il y a un imaginaire qui circule, un dialogue entre les cinĂ©astes. My Own Private Idaho 1991 de Gus Van Sant est un film fondateur auquel j'ai toujours envie de revenir pour relancer le dialogue et continuer. Je ne crois pas que les gays ont une vision ontologiquement diffĂ©rente du monde, mĂȘme si on voit forcĂ©ment le monde diffĂ©remment quand on est minoritaire. Alain Guiraudie sera en compĂ©tition Ă  Cannes. Sa maniĂšre d'affirmer son identitĂ© gay et son ambition artistique vous intĂ©resse-t-elle ? Jacques Martineau Guiraudie a eu son plus grand succĂšs avec L'Inconnu du lac 2013, sans doute parce que c'est son film le plus accessible du point de vue narratif et le plus beau visuellement. Ce succĂšs est un phĂ©nomĂšne trĂšs important Ă  observer si on veut parler de radicalitĂ© c'est le film le plus gay de Guiraudie qui a rencontrĂ© le plus large public. Sa dĂ©marche est intellectuellement proche de la nĂŽtre mais il travaille sur des thĂ©matiques et des modes de reprĂ©sentation des gays qui sont trĂšs diffĂ©rents. C'est ça qui est intĂ©ressant. Nous sommes trĂšs contents qu'il soit Ă  Cannes car nous allons ĂȘtre dans le jury de la Queer Palme. homosexualitĂ© Queer Palm Jacques Martineau Olivier Ducastel Partager Contribuer Sur le mĂȘme thĂšme Lasaison 2022 du Supersevens, qui porte le nom de In Extenso Supersevens d'aprĂšs son sponsor du moment, est la troisiĂšme Ă©dition de cette compĂ©tition de rugby Ă  sept. Elle se dĂ©roule sur trois Ă©tapes estivales du 13 aoĂ»t 2022 au 27 aoĂ»t 2022 suivi d'une Ă©tape de finales organisĂ©e le 13 novembre 2022 Ă  la Paris La DĂ©fense Arena.

RĂ©compensĂ© par le Teddy Award du public Ă  la derniĂšre Berlinale, "ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau", en salles mercredi, met en scĂšne de façon inĂ©dite et sensible une romance homosexuelle confrontĂ©e Ă  la menace du sida. Ce film, huitiĂšme long mĂ©trage des cinĂ©astes français Olivier Ducastel et Jacques Martineau, donne l'illusion d'avoir Ă©tĂ© tournĂ© en temps rĂ©el, rappelant l'esprit et le souffle de la Nouvelle vague. Il dĂ©bute par une longue scĂšne de sexe non simulĂ© dans la "backroom" d'un sexclub de Paris, ce qui lui a valu une interdiction aux moins de 16 ans. La Commission de classification a toutefois estimĂ© que "ThĂ©o et Hugo dans un mĂȘme bateau" ne mĂ©ritait pas une interdiction totale aux mineurs, sans attendre le nouveau texte rĂ©glementaire promis par la nouvelle ministre de la Culture. Fin fĂ©vrier, Audrey Azoulay a annoncĂ© son intention de modifier les critĂšres sur lesquels repose l'interdiction des films aux moins de 18 ans, afin de "conforter" les avis de la commission de classification et de limiter les recours en justice. Une dĂ©cision qui fait suite aux victoires judiciaires d'une association proche des milieux catholiques traditionalistes contre plusieurs films dont "La Vie d'AdĂšle" d'Abdellatif Kechiche ou "Love" de Gaspar NoĂ©. La ministre s'appuie sur les propositions contenues dans un rapport du Centre national du cinĂ©ma CNC qui prĂ©conise d'abandonner l'interdiction "automatique" d'un film aux mineurs lorsque celui-ci "comporte des scĂšnes de sexe non simulĂ©es ou de trĂšs grande violence". L'Ă©motion indicible du coup de foudre Couple Ă  la ville comme Ă  la scĂšne, Olivier Ducastel et Jacques Martineau, duo de cinĂ©astes rĂ©vĂ©lĂ© par "Jeanne et le garçon formidable" 1998 et "DrĂŽle de FĂ©lix" 2000, cĂ©lĂšbrent dans ce nouveau film la naissance d'un amour entre deux garçons, insistant pour la premiĂšre fois sur l'Ă©motion indicible du coup de foudre et du dĂ©sir sexuel qui peut faire oublier la prĂ©vention du sida. Abordant leur sujet de façon presque documentaire Ă  certains moments, les rĂ©alisateurs signent une rĂ©elle et Ă©mouvante histoire d'amour, oĂč les sentiments plus forts que tout rĂ©sistent Ă  l'adversitĂ©. AprĂšs une rencontre dans l'anonymat des corps et une Ă©treinte passionnĂ©e, ThĂ©o et Hugo, magistralement interprĂ©tĂ©s par Geoffrey CouĂ«t, vu dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, et la rĂ©vĂ©lation François Nambot, se dĂ©grisent en pleine nuit dans les rues de Paris. A l'aune de leur amour naissant mais aussi de la menace qui pĂšsent sur eux, du fait de leur imprudence. "Nous savions dĂšs que nous avons lancĂ© l'Ă©criture, qu'il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catĂ©gorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinĂ©ma français. Cela nous a offert une grande libertĂ©", explique Olivier Ducastel. "Cela ne valait pas la peine de se mettre en marge si c'Ă©tait pour produire Ă  la fin des images Ă©dulcorĂ©es. Nous voulions vĂ©rifier qu'il Ă©tait possible de filmer la sexualitĂ© en s'Ă©cartant Ă  la fois des interdits moraux et de la grammaire classique des films pornographiques", ajoute-t-il. Pour la premiĂšre fois, la prophylaxie prĂ©-exposition PrEP, nouvelle stratĂ©gie de prĂ©vention du VIH Ă  mettre en place 48 heures aprĂšs un rapport sexuel Ă  risque, est Ă©galement abordĂ©e au cinĂ©ma de façon explicite et pĂ©dagogique.

.